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un roman de


Mara Dee




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Clo éclôt

Version imprimée
168 pages
ISBN 978-2-8070-0128-2

14,99 EUR






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(distribution Hachette)


Version ebook

6,99 EUR

ISBN PDF : 978-2-8070-0129-9
ISBN ePub : 978-2-8070-0130-5


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Frustrée dans sa vie affective et sexuelle, encroûtée dans un confort bourgeois bien différent de ce qu’elle attendait, Clo dé­couvre que Max fréquente durant ses voyages d’affaires des pros­tituées avec lesquelles il entretient des relations sadomasochistes. Elle se décide à le lui faire payer et se lance dans un défi érotique dont elle ne mesure pas les risques, mais qui débouche sur un week-end de délices avec le stagiaire de son mari, ainsi que la dé­couverte que l’érotisme peut être pratiqué comme un des Beaux-Arts et une voie de connaissance. Sa vengeance se conclura en apothéose grâce à la complicité de Sarah, son amie de longue date.
Romancière et nouvelliste, l’auteur a décidé de publier sous le pseudonyme de Mara Dee une oeuvre érotique hors des sentiers battus.

« Clo éclôt » est le premier opus d’une série, "Les sexpériences de Clo", dont chaque ouvrage, ressortissant à un genre littéraire différent, pourra toutefois se lire indépendamment.
Prochain opus : "Clo et les érotesses".



CRITIQUES


Bon, que je vous dise, moi, ce livre, je l'ai bien aimé. Mais vraiment bien aimé. du sexe, de l'amour, de la trahison, une vengeance, des hommes tordus, un homme bien, voir très bien, des femmes sensuelles… bref des ingrédients qui font « monter la sauce »…
Nous découvrons pour une fois dans un livre érotique, l'histoire du personnage principal : son adolescence, sa vie qui se déroule sous nos yeux. Nous pouvons re-situer l'histoire dans son contexte et voir notre héroïne principale, Clo (drôle de nom, je vous l'accorde !), évoluer, grandir, mûrir. Nous découvrons ses envies, ses fantasmes, ses ambitions et malheureusement aussi son désenchantement de la vie maritale. Comme on dit pudiquement, son mari n'est pas vraiment « porté sur la chose ». Elle découvre pourtant les tromperies de son mari et celles-ci sont plutôt surprenantes, loin de ce qu'il partage avec son épouse.
Effondrée par ses révélations, commence alors une nouvelle vie pour Clo. Elle provoque son mari et s'engage dans un défi érotique dont elle n'a pas vraiment mesuré les conséquences mais qui vont lui en apprendre plus dans sa nouvelle vie que dans l'ancienne.
Ce livre n'est pas un catalogue de fantasmes, d'exhibitions pures et gratuites ou de fausses pudeurs… C'est un livre où il y a du sexe, du SM, du voyeurisme mais aussi des sentiments, de la tendresse, de la volupté et beaucoup d'érotisme. Un livre qui m'a plongé dans un climat d'excitation bien agréable.
J'ai maintenant hâte de découvrir les nouvelles aventures de Clo et je pense que je relirai ce livre avec beaucoup de plaisir… non simulé !

claumifa, Babelio

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Voilà un bouquin qui sait capter l’attention sans tomber dans la vulgarité mais tout en douceur. Le lecteur s’épanouit en même temps que Clo. Le danger de ce genre de littérature est la redondance, mais pas ici. Je lirai sans doute la suite des aventures de Clo.

lys, Babelio

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La littérature érotique peut être "magique" en ce sens qu'elle n'est contrainte par aucune loi de la physique, qu'elle est propice à l'imagination de situations très excitantes en gommant certains tabous, en suggérant les choses et la lectrice ou le lecteur peut y puiser ce qui lui fait de l'effet en fonction de sa propre sensibilité.
Ce roman raconte l'histoire de Clo, Jeune oie blanche un peu intello qui s'est mariée jeune à un homme qui n'a jamais su, ni voulu la satisfaire sexuellement. Ceci dit, il ne s'est jamais gêné pour s’amuser et la tromper. Quand elle l'apprend, elle mène une vengeance en le prenant par ses propres travers. À ce moment, on se croirait lire le scénario d'un film x, tous les clichés sont présents, l'un après l'autre, la séance SM, le voyeurisme, le triolisme, le saphisme et bien sûr la partouze... J'en oublie peut-être...
C'est bien dommage, j'attends autre chose de la littérature érotique, peut-être parce qu'en tant que femme, les clichés des films pornos ne me font aucun effet quand je les lis. À la limite, un DVd à 2, pourquoi pas, mais lire cela seule ne représente aucun intérêt pour moi.
Je suis quasi certaine que l'auteur est un homme...
À la décharge de l'auteur, le timing de ce livre n'était pas en sa faveur, je l'ai lu juste après le livre des Esprits d'Allan Kardec, quel grand écart....

lisabeth, Babelio

Réponse de l’auteure

Chère Lisabeth,
Je conçois qu’on puisse attendre « autre chose » de la littérature érotique et qu’un livre ne plaise pas. Mais toute critique littéraire, quel que soit le genre auquel elle s’adresse, me semble devoir être argumentée en connaissance de cause.
« Tous les clichés d’un film X » seraient présents. On pourrait dire la même chose pour n’importe quel roman d’amour, d’aventures, de science-fiction, policiers, autofictions… Le nombre de thème n’est pas extensible à l’infini, l’important est l’originalité de leur traitement et la qualité de l’écriture. Outre bien sûr l’émotion, qui est forcément subjective.
Tout qui est confronté à la sexualité, la sienne comme, dans un cadre professionnel, celle des autres, sait que ces « clichés » en font bel et bien partie. Même dans un sentiment amoureux partagé, le fantasme joue son rôle. Et la nature de ces fantasmes ressortit à quelques thèmes limités. Ce qui varie d’une femme à l’autre, d’un homme à l’autre, c’est la coloration apportée à ces thèmes.
Votre critique pourrait s’appliquer à tous les grands textes fondateurs de la littérature érotique depuis le XIXe siècle, de Musset à Pauline Réage en passant par Apollinaire. Le thème le plus courant en est le sadisme, plaisir arraché sans l’adhésion de l’autre. Le « divin » et souvent très ennuyeux Marquis en est l’exemple jusqu’au-boutiste. Pauline Réage le nuance par le masochisme : O accepte d’être humiliée et maltraitée par amour pour son amant, puis s’attache progressivement à ce type de sensations et au plaisir qu’elle lui procure. Ce n’est pas des plus courant, mais pas non plus exceptionnel, souvent alors lié à des traumatismes du jeune âge.
Dans « Clo éclôt », le sadisme ne joue qu’un rôle secondaire et le masochisme est absent. Son mari, coincé par une éducation catholique entre la Vierge et la Putain, ne peut pas admettre qu’elle a comme toute femme des désirs et une curiosité sexuels. Elle n’a d’alternative que de se satisfaire elle-même. Lui ne trouve une stimulation érotique qu’en assistant à des shows (simulacres !) sado-maso. C’est fréquent. Clo concocte une vengeance qui l’entraîne plus loin qu’elle ne l’avait imaginé, encore moins souhaité. Confondu en présence d’amis, humilié par sa femme, le mari perd les pédales et passe à l’acte sur elle. Le seul plaisir qu’y éprouve Clo est celui de lui faire perdre la face. Le vrai plaisir partagé, elle le découvrira dans les bras d’un jeune amant puis d’une amie, et la vengeance en sera le piment.
L’exhibitionnisme-voyeurisme joue effectivement un grand rôle dans ce roman. Bien plus que le sadomasochisme – sauf dans une version soft –, c’est, avec le changement de partenaire ou des partenaires multiples, le fantasme le plus courant chez la plupart des couples. Oserais-je avouer que ce récit a des racines réelles, suffisamment transposées pour que nul(le) ne puisse s’y reconnaître.
En ce qui concerne l’hypothèse que l’auteur serait un homme, on l’a aussi longtemps évoquée pour celui d’Histoire d’O, affirmant que derrière le pseudonyme de Pauline Réage se cachait Jean Paulhan. Comme si une femme n’avait pas droit à une vie fantasmatique et à sa traduction littéraire ! On sait aujourd’hui qu’il s’agissait de Dominique Aury, éminente femme de lettres et personnage influent du milieu littéraire parisien dans la première moitié du XXe siècle.
Enfin, en ce qui concerne « Le Livre des Esprits », quel grand écart en effet ! J’ai lu autrefois, pour parfaire ma formation et dans une phase de recherche ésotérique vite abandonnée au vu de la faune qui la peuplait, ce catalogue d’affirmations invérifiées, d’ailleurs invérifiables, sur le spiritisme, très en vogue au XIXe siècle et qui a tendance à tomber dans l’oubli. On ne disposait pas à l’époque de caméras cachées pour démasquer les tours d’illusionnistes, comme on l’a fait pour les arnaques des prétendus guérisseurs philippins. Et là, je ne peux que vous donner  raison, il me semble impossible d’apprécier Clo éclôt pour ce qu’il est quand on adhère à ce genre d’ouvrage. Le seul à ma connaissance qui ait eu une expérience sexuelle avec un fantôme reste le grand Georges (Brassens). Hélas pour lui, ce n’était qu’un rêve érotique.

M.D.